Homemade socca pour apéros chick !

English recipe at the end of the post*

Chouette, c’est l’été et c’est le week-end ! Comme je suis une ‘chick'(1) fille je vais vous donner un truc génial et nutritionnellement correct pour transformer vos apéros. L’apéro, en vrai, c’est un dîner avec les doigts qui traîne en longueur (vu que ça finit à minuit environ chez les plus sages), non ?

Alors pour occuper les mâchoires de vos amis vous pouvez bien sûr recouvrir la table de chips, olives, cacahuètes et guacamole. Mais c’est pas très Green life hein ? Il y a aussi les pizzas et les focaccias : c’est très bon mais c’est plein de gluten et ça finit par gonfler un peu (!). Pour les adeptes du gluten-free et même pour les végan, voici LA recette qui va faire pousser des Ah ! et des Oh ! d’admiration à vos amis de passage et les empêcher de raconter n’importe quoi après leur troisième verre de Cassis blanc ou de rosé de Bellet (un des rares vins de la région niçoise : je pratique volontiers le locavorisme éthylique). Avec ça vous me ferez le plaisir de déposer de jolies tomates cerise et des bâtonnets de concombre dans un bol, histoire d’équilibrer le menu.

La Socca c’est quoi d’abord ?

C’est de la farine de pois chiche, de l’huile et de l’eau.

Oui seulement ça. Mais figurez-vous qu’on arrive quand même à faire plein de choses (relativement) différentes avec : à Marseille on fait des panisses, en Italie de la farinata, en Algérie de la Kalantica (j’essaierai bientôt ça), et à Nice on en fait de la …socca. Et comme j’ai grandit à Nice c’est évidemment cette version qui a ma préférence (l’enfance ça vous marque les papilles, c’est pour ça qu’il faut bien nourrir nos petits).

Nice_marchande_de_socca

Si vous avez l’occasion de vous rendre sur le cours Saleya un jour de marché vous aurez une idée de la place que prend la socca dans le cœur des niçois. Les vendeurs de bonne socca se comptent sur les doigts d’une main dans le vieux Nice. Le plus célèbre d’entre eux, Theresa Socca tient un stand sur le cours Saleya depuis des décennies (l’entreprise date de 1925). Comme il faut absolument un four à bois pour la cuire, elle est fabriquée à quelques dizaines de mètres de là, rue Droite. La plaque de socca brûlante est directement livrée en triporteur cours Saleya. Pas de risque qu’elle refroidisse, la vendeuse découpe, poivre et distribue les portions avec dextérité : en moins de temps qu’il n’en faut pour engloutir sa socca sans se brûler les doigts, la plaque est déjà vide. Il faut voir les yeux embués de désespoir de celui qui regarde la dernière portion partir entre les mains d’un autre. Heureusement le triporteur ne tarde pas à revenir. Bref, si la socca était une religion, celle de Thérésa serait une cathédrale (je dis ça surtout parce que la sublime cathédrale Sainte Réparate est à deux pas.)

La version originale

Socca dans le Vieux-Nice (Alpes-Maritimes, France)

Socca dans le Vieux-Nice (Alpes-Maritimes, France)

Pour faire la socca à l’ancienne il faut avoir un four à bois, une grande plaque à socca en cuivre étamé, et un couteau à socca pour ne pas abîmer la plaque. Pour les ingrédients, la qualité de la farine va nettement jouer sur le goût. Idéalement donc je conseille de choisir une farine italienne pour la farinata (je trouve la mienne chez U) plutôt que la farine insipide des magasins bio (eh oui, pour une fois). L’idéal pour ceux qui voudraient faire tout comme il faut (et qui ont les moyens) serait de tout acheter, farine, plaque, couteau etc chez Glandeves dans le Vieux Nice, ou dans leur boutique en ligne ici : toutpourlasocca.com.

Enfin tout ça c’est sur le papier. Mais moi je n’ai ni four à bois, ni plaque en cuivre étamé (45 euros pour le modèle 30cm de diamètre et jusqu’à 220 euros pour 60cm de diamètre !). J’ai tout essayé pour faire la socca au four avec un moule à pizza mais rien à faire, je ne retrouvais pas le côté croustillant dehors et moelleux dedans de mes souvenirs. En plus c’est limite dangereux de glisser une plaque pleine de pâte quasi liquide dans un four brûlant.

Du coup, en désespoir de cause et au risque de me faire excommunier par les plus orthodoxes de mes testeurs, j’ai tenté la version crêpe. Et, contre toute attente, ça a plutôt bien marché.

Je vous livre donc ici ma version de la socca facile à faire chez soi.

Socca maison

Je donne des proportions parce qu’il faut bien mais maintenant je la fais au pif. Le mieux c’est de faire plusieurs essais avant de trouver ce qui vous va. L’essentiel étant d’avoir une consistance équivalente à celle du clafoutis., soit peu plus épaisse que la pâte à crêpe.

250gr de farine de pois chiche

huile d’olive (pour la pâte et pour la cuisson)

sel (idem)

½ litre d’eau

poivre moulu (pas au moulin, hein le vrai poivre moulu très fin qui fait éternuer, j’aime pas trop d’habitude mais là c’est vraiment ce qu’il faut)

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Dans un saladier mettre la farine, 4 cuillères à soupe d’huile d’olive et 2 bonnes pincées de sel. Mélanger. Ajouter l’eau peu à peu en fouettant bien pour éviter les grumeaux. Quand l’appareil est bien lisse laisser reposer ¼ à 3 heure si vous pouvez, sinon c’est pas grave.

Faites chauffer 1 càs d’huile d’olive dans une grande poêle et quand l’huile est bien chaude, versez une louche de pâte, et répartissez-la dans la poêle exactement comme pour faire une crêpe de 2mm d’épaisseur. Sur feu bien fort, laissez prendre, et quand elle se décolle retournez-la. Laissez cuire quelques instants, mais pas trop, puis faites glisser sur une grande assiette. Découpez grossièrement, salez, poivrez abondemment et invitez vos amis à se servir vite, vite pendant que c’est chaud.

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Il ne vous reste plus qu’à enchainer les fournées ou à recruter un apprenti parmi vos invités (oui la cuisson est trop rapide pour vous autoriser à aller bavarder avec vos invités, j’ai testé pour vous, ça finit par la socca, voire la poêle, à la poubelle.

Ce qu’il faut retenir : ne pas lésiner sur l’huile d’olive dans la poêle. La première face doit être bien dorée, limite cramée en tous cas bien croustillante, mais il doit rester un peu d’humidité à l’intérieur.

Enjoy !

*And now, for my dear friend Pamela from Mexico who truly fell in love with socca (mine first then the real one) : the recipe in english !

Homemade socca

I give you proportions but feel free to adapt it to your feelings. You’ll find the good recipe for you after a few trials anyway. The main thing is : it should have the texture of a pancake batter, even lighter.

You’ll need:

250 gr chick pea flour

olive oil

salt

½ liter water

powdered black pepper

Mix together the flour, 4 table spoons of olive oil and two pinches of salt. Slowly add water and whisk to make it smooth. Let it rest for a few hours if you can (if not, no big deal)

Pour 2 table spoons of olive oil in a large pan and put it on the heat. Once it’s warm enough, pour one ladleful of batter onto the pan and cover it entirely. It should be 2mm thick. Let it cook on rather high heat. Once it’s crispy and easy to detach, turn it the other side and let it cook for only a few more seconds. It should be crispy on one side but not too dry inside. Slip into a large plate, tear into big uneven pieces, add salt, lots of pepper, and ask your friends in the other room to come and have their piece quickly before it gets cold (or if you’re a saint, go and bring it to them).

Enjoy!

(1) Chick pea = pois chiche

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Un amour de sarrasin

Kacha

Kacha

Je l’aime celui-là, c’est plus fort que moi. Quand mon frigo et mon imagination sont aussi déserts l’un que l’autre, c’est toujours vers lui que je reviens. En farine quand je manque de temps, ou en version kacha (sarrasin grillé, plus goûteux) si j’ai envie de me mettre aux fourneaux.

Le sarrasin c’est quoi d’abord ?

Pseudo céréale de la famille des polygonacées (et non des graminées comme le blé), c’est une plante particulièrement facile à cultiver sur sols pauvres. D’où son succès international depuis 3000 ans. Les Japonais sont les premiers à avoir compris son intérêt nutritionnel et gustatif (les nouilles soba sont des nouilles de sarrasin), suivis des Russes qui l’ont importé en Europe de l’Est.

Le sarrasin est riche en nutriments, antioxydants, protéines. Il est exempt de gluten, bien sûr, et il semblerait qu’il ait des propriétés probiotiques. Pour en savoir plus, c’est sur Passeport santé que ça se passe.

Version farine

En cuisine donc, j’utilise la farine de sarrasin pour faire … vous l’aurez deviné : les fameuses galettes de blé noir bretonnes.

Niveau pratique sachez que la galette bretonne est l’alternative rêvée à la pizza si vous avez des gremlins à la maison. Quel petit monstre peut résister à la phrase « qui veut des crêpes ce soir ? ». Bon, il reste juste à faire passer subtilement l’info qu’elles sont salées mais qu’on peut mettre TOUT ce qu’on veut dedans : Kiri – ou brousse – sauce tomate, légumes verts (si, si, les épinards mélangés au fromage et bien cachés dans la crêpe passent comme une lettre à la poste), champignons, jambon, œufs, saucisse, andouille de Guémené… bon là je m’égare, les enfants vont faire la grimace (pourtant qu’est ce que c’est bon).

Pour une version épurée (ou version super flemme, j’avoue…), la galette bretonne de base avec juste du beurre salé est aussi un régal :

La Galette Bretonne de base.

Ingrédients :

-eau (50cl environ)

-farine de sarrasin (250gr)

-sel gris de Guérande (ou d’ailleurs, mais de Guérande c’est meilleur)

-1 œuf (optionnel : les puristes n’en mettent pas mais ça aide à lier la pâte et à décoller la crêpe

Mettre 250 gr de farine dans un cul de poule. Ajoutez une grosse pincée de sel gris de Guérande. Ajoutez l’oeuf si vous avez opté pour sa présence. Mélangez bien avec une cuillère en bois. Versez l’eau petit à petit en mélangeant toujours jusqu’à obtenir une consistance liquide de pâte à crêpes. Mélangez vigoureusement en soulevant l’appareil (certains le font à la main !).

Laissez reposer (ou pas si vous êtes pressés).

Huilez la crêpière avec un mélange de beurre fondu et d’huile.

Quand elle est bien chaude faites cuire votre crêpe sur une face. Quand elle peut se décoller et que l’arrière est bien doré, elle est prête. Il ne vous reste plus qu’à :

  • soit y ajouter les ingrédients choisis, puis plier en quatre
  • soit plier en quatre et ajouter un beau morceau de beurre salé dessus.

Avec une salade c’est une repas complet et délicieux !

La farine de sarrasin n’est pas idéale pour faire du pain ou des gâteaux, à moins d’être mélangée à de la farine de blé. Par contre on peut en faire des blinis, parfaits pour accompagner du saumon pour un brunch.

En cherchant bien, je suis tombée sur cette recette de gnocchis à la farine de sarrasin qui ravira les intolérants au gluten.

Version Kacha

Il est peu connu en France (j’avoue que je l’ai découvert dans un magasin bio en Californie!), pourtant c’est une super alternative au trio riz-pâtes-couscous (ou riz-millet-quinoa pour les intolérants au gluten) en tant qu’accompagnement ou même en plat complet. On le fait d’abord cuire à l’eau ou au bouillon, puis on lui incorpore légumes, herbes, noix grillées… Rebecca Leffler a créé une recette de kacha aux champignons et pesto de persil à tomber ! A retrouver dans son livre de recettes Green Glam et Gourmandes.

Yummy ! comme dirait Adrienne ❤ ma prof de Yoga virtuelle

Chia : la petite graine qui monte

photo chia

©Ma GreenLife

Une graine de chia c’est quoi d’abord?

Le Chia est une plante de la famille des lamiaceae, et du genre salvia – comme la sauge. Cultivée pour ses graines, elle faisait partie de l’alimentation de base des aztèques. Entre le quinoa, le cacao et le chia ceux-ci avaient décidément de très bonnes habitudes alimentaires (malheureusement ils aimaient un peu trop les sacrifices humains pour servir de modèles de nos jours).

Qualifié de super aliment, la graine de chia possède en effet un intérêt nutritionnel véritable.

2 c à s de graines de chia apportent à l’organisme 3,70 gr d’Acide Alpha Linoléique ( Oméga 3 – les apports journaliers recommandés par l’OMS sont de 1,1gr/jour). Elles contiennent également de l’Acide Gama Linoléique (Oméga 6).

La graine de chia est également riche en fibres et elle a une propriété extraordinaire pour ce qui est de son utilisation : elle est mucilagineuse.

Mucila-quoi? Plongée dans un liquide son enveloppe se dissout pour former une sorte de gel visqueux (la graine de lin entre autres a les mêmes propriétés, je vous en reparlerai).

Le breakfast parfait !

Bref, cette propriété en fait l’alliée par excellence d’un petit déjeuner sain et sans gluten.

Les graines de chia ont un goût très léger et assez indéfinissable, donc autant vous prévenir tout de suite : si vous comptez les diluer dans l’eau et les manger nature vous jetterez vite votre sac de graines à la poubelle (ce qui serait une folie, surtout vu leur prix!)

Je vous conseille de verser 2 c à s de graines de chia dans un bol, d’arroser de lait d’amande, de soja, de riz ou de ce que vous préférez (le lait millet-amande-noisette est à tomber!). Laissez reposer 10mn environ, remuez, rajoutez un peu de liquide si vous le souhaitez, puis agrémentez d’extrait de vanille ou de cannelle en poudre, de fruits frais de saison, de noix de votre choix, de graines… Vous pouvez rallonger le temps de pause, par contre mettez toujours le liquide en deux temps si vous ne voulez pas un résultat trop sec.

Ici, pour un petit déjeuner de septembre aussi smart que glam j’ai misé sur la figue, la noix du brésil, la spiruline et le citron (toujours les associer ces deux-là). OK c’est un peu vert, mais c’est très bon : la figue fraiche apporte de l’énergie et des antioxydants (surtout avec sa peau), une noix du brésil apporte à elle seule les AJR recommandés en sélénium, la spiruline, associée à la vitamine C du citron vous aide à faire le plein de fer et à recharger les batteries.

Enjoy !

Gluten : la voie de la détox

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Il y a encore quelques années je vérifiais systématiquement le nombre de cigarettes qui restait dans mon paquet vers 18h30. Pourquoi 18h30 ? Parce que j’avais encore 30 minutes avant la fermeture du tabac le plus proche. Quand j’ai arrêté de fumer j’ai réalisé à quel point une addiction qui nous force à organiser notre vie autour d’elle peut être pathétique.

Il y a encore quelques mois, je vérifiais régulièrement la quantité de pain qui restait dans ma cuisine vers 18h30. Pas besoin de vous faire un dessin, c’était comme pour la cigarette. Si ce n’est que nous étions deux sur le coup, et que mon addiction au pain (surtout à la tartine du petit déjeuner) pouvait me rendre aussi aimable qu’une hyène affamée :  » Ne mange surtout pas ce bout de pain, c’est ma dose de demain ! « .

Pathétique ? Peut-être, encore que je soupçonne un bon nombre d’entre nous d’avoir le même genre de réflexe. Que serait ma grand mère de 96 ans sans sa tartine du matin ? Elle souffre horriblement du ventre mais ne veut pas entendre parler d’arrêter le gluten. Accro je vous dis.

Le gluten, c’est quoi d’abord ?

C’est une protéine insoluble présente dans le blé, l’orge et le son (et aussi l’avoine mais par contamination). C’est ce qui donne son moelleux à la pâte à pain. À tel point que les boulangers rajoutent souvent du gluten à la farine.

L’allergie au gluten, également appelée maladie coeliaque, est rare mais assez sérieuse pour nécessiter une prise en charge médicale et une éviction d’absolument tout ce qui contient du gluten. Vous en saurez plus ici.

La plupart des gens ne souffrent heureusement pas de cette intolérance là mais il est de plus en plus reconnu que le syndrome du colon irritable entre autres troubles est soit causé, soit aggravé par le gluten. Qui plus est, les aliments riches en blé étant majoritaires dans le créneau viennoiseries-junk food, on comprendra aisément en quoi éviter le gluten peut nous aider à mieux manger.

Enfin tout ça pour dire que le gluten, je l’ai arrêté comme ça, quasiment du jour au lendemain, grâce à un cadeau. Mon frère végétarien m’a offert le livre Green glam et gourmande de Rebecca Leffer (ici) et ça a été LA révélation. Un livre de recette sans gluten et sans produits animaux à priori pour moi c’était bof, bof… Mais là, miracle : une multitude de recettes délicieuse et originales, et des conseils faciles à suivre qui donnent l’impression que se faire du bien c’est hyper cool.

Bref j’ai tenté l’aventure sans gluten et bingo ! Je me suis débarrassée d’un syndrome du colon irritable qui m’empoisonnait depuis plus de 20 ans. Quasiment plus de ballonnement, de douleurs et autres inconvénients sur lesquels nous passeront avec pudeur.

L’avantage avec la désintox c’est qu’une fois qu’elle est terminée on est beaucoup moins victime des pulsions d’autrefois. J’ai fait la même chose avec le sucre, et je vous jure que c’est vrai (j’en reparle bientôt).

Aujourd’hui les boulangeries ont disparu de mon quotidien et je regarde ceux qui y entrent comme s’ils entraient dans un tabac : avec commisération. Je ne dis pas qu’un bon pain au levain de temps en temps soit totalement exclu de mon programme. Mais plus jamais de ces baguettes à demi cuite qui vous collent au boyau et vous déclenchent une crise d’hypoglycémie dans la demi-heure. Never ever!

Les alternatives au gluten il y en a plein. Tellement qu’il faudra beaucoup d’articles pour en faire le tour.

A suivre donc…