Trop chou le kale !

Oui, un post sur le chou, et kale en plus ! J’entends déjà les critiques : « Qu’est ce qu’ils ne feraient pas pour se rendre intéressants ces blogueurs bobo-bio, en plus le chou kale on en trouve nulle part, gna gna gna... »

Ça c’était vrai avant. Il y a presque deux ans on m’a offert le livre Green Glam et Gourmande de Rebecca Lefler dont je vous ai déjà parlé . Un livre de recettes végan et sans gluten très New Yorkais branché-glamour-fun. Bref j’ai accroché immédiatement parce que les recettes avaient l’air délicieuses et parce que  j’avais à peu près l’habitude de tous les ingrédients…sauf du fameux chou kale. Lui, j’en avais vaguement entendu parler mais je n’en n’avais jamais vu la pointe d’une pousse.

Le chou kale c’est quoi d’abord ?

Le chou kale c’est tout simplement l’appellation anglo-saxonne de plusieurs variétés anciennes de choux borécoles, c’est à dire de choux dont les feuilles se développent sans faire de « pomme » (chou vert, rouge, de Bruxelles…) ni de fleur (brocolis, chou fleur…). C’est pour cela qu’on le prononce à l’anglaise « quelle » et non « calle ». En latin on dit Brassica Oleracea.

Bien qu’il pousse comme du chiendent dans nos contrées (Europe du Nord, Europe de l’Est en particulier) et qu’il ait été couramment consommé par les hommes pendant des siècles, il a finit par être réservé aux animaux, on ne sait trop pourquoi. Ce sont les américains qui l’ont redécouvert et on peut remercier Gwyneth Paltrow, en particulier, pour l’avoir rendu glamour et super chic aux USA de LA à New York.

Lorsque Kristen Beddard, working girl New-yorkaise s’est expatriée à Paris en 2011, elle n’a pas supporté d’être privée de son légume fétiche. Elle s’est donc lancée dans la promo du légume de manière intensive au travers de The Kale project, un site aussi beau que passionnant  (la dame est une pro de la comm’). C’est, semble-t’il, à elle qu’on doit véritablement le retour du kale dans l’hexagone. Le fait est, on avait de l’or dans nos champs et on ne s’en rendait même pas compte :

Le profil santé du kale

  • Hyper riche en vitamine K
  • Très riche en béta carotène (qui se transforme en vitamine A)
  • Super riche en vitamine C
  • Plein de fer, calcium, potassium et magnésium
  • Bourré d’antioxydants

Vous l’aurez compris, il est extrêmement riche en nutriments et pauvre en calories, ce qui en fait un aliment hyper dense d’un point de vue nutritionnel.

©magreenlife

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Bref, si je devais partir sur une île déserte ou au fin fond de la cambrousse, je mettrais sans hésiter des graines de kale dans mon sac. D’ailleurs il pousse assez facilement, même dans le froid, sans se plaindre.

Aux Pays-Bas il est à la base d’un plat très populaire, le boerenkool, et il est réputé encore meilleur après les gelées. Par chez moi il fait rarement moins de zéro, surtout cet hiver, alors au lieu d’attendre qu’il ait gelé, on se contente de le masser pour l’attendrir.

Je vous rassure, je ne suis pas encore allée jusqu’à en planter dans mon micro jardin, non,  le hasard faisant bien les choses, un marché paysan tendance bio s’est installé tous les mardi matin à 5mn de chez moi (je sais, le top du top pour une freelance accro au green).

Et devinez quoi, un de ces charmants producteurs de verdure a eu le courage, l’abnégation, que dis-je l’audace de faire pousser du chou kale et de le proposer à une population un brin interloquée. Après quelques exclamations hystériques je me suis donc jetée sur le crucifère tant désiré afin de réaliser la fameuse recette de chips de kale qui me faisait saliver dans Green Glam et Gourmande

Le résultat est effectivement très sympa et très gouteux. Peut-être même un peu trop… Après plusieurs sessions de chips j’en était un peu lassée : ce mode de cuisson a tendance à faire ressortir un gout de chou un peu fort, alors que le kale justement a le bon goût de n’en avoir pas trop.

J’ai donc décidé de tester l’autre variante proposée par Rebecca Leffler : la salade de kale. Et là, bingo! coup de foudre gustatif.

Une fois bien massé à la main, avec un peu d’huile d’olive, de noix ou de colza (et pas mal d’huile de coude), assaisonné au vinaigre de cidre et parsemé de graines grillées, de piment d’Espelette, de levure de bière c’est, à mes yeux, la meilleure salade du monde : bien plus nourrissante et rassasiante qu’une salade verte.

Un jour, le drame : mon fournisseur officiel a quitté le marché. Désespérée j’ai harcelé systématiquement tous les autres producteurs  — »quoi vous connaissez pas le chou kale ? Mais c’est génial, il faut absolument que vous en plantiez ! » Et ça a porté ses fruits (si je puis dire) : ça a commencé par un courageux, celui là même qui m’a également fourni mon monstroplant de tomate de l’été dernier. Qu’est ce que je l’ai remercié lui ! Puis mes maraichers bio préférés s’y sont mis aussi, suivis par un autre. Bref, le kale est devenu aussi banal que les carottes (voire plus : les carottes fanes ont disparu des étals tandis que le chou Kale en déborde). Du coup, je me sens un peu obligée d’en acheter partout pour les encourager …

Mais en acheter à tout le monde c’est même pas un problème : ils se sont mis à faire pousser plein de variétés de kale différentes : du coup je peut me régaler de kale rouge de Sibérie, noir de Toscane, et d’autres variétés dont j’ignore le nom (le producteur aussi !) aux feuilles si douces et tendres qu’elles n’ont même pas besoin d’être massées.

Déguster le kale

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Outre les chips et la salade, on trouve du kale dans de nombreuses recettes de smoothies et autres jus verts. Je n’ai pas encore essayé mais why not? On peut également l’utiliser comme des épinards : glissé dans des cakes, pâtes, tartes aux légumes, omelettes, sauté avec des légumes à l’asiatique. Les possibilités s’arrêtent aux limites de votre imagination culinaire. (Ci-dessus : pâtes sautées à l’ail, au piment et au kale)

Chez moi on mange du kale au moins une fois par semaine si ce n’est plus, mais généralement en salade (j’adore vraiment !). Avec l’arrivée (tardive) de l’hiver, j’ai eu envie d’un plat nutritif et revigorant à base de kale. Il m’est donc venu l’idée de fabriquer des pakoras de kale.

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Les pakoras ce sont des beignets indiens à base de farine de pois chiche, mon autre passion.  Il m’a suffit de prendre une recette de pakoras de base (celle-ci trouvée chez Bollywood Kitchen est toute simple) et de remplacer les légumes par des feuilles de kale grossièrement découpées. Le résultat est sublime : Entre le beignet de fleurs de courgette et la tempura : le chou croustille et le beignet fond dans la bouche. Relevé d’un peu de fleur de sel et d’un trait de citron c’est divin. Un régal complet pour les végétariens.

Comme la friture c’est quand même pas ma passion et que ça met un peu le bazar dans ma petite cuisine j’ai inventé une variante  saine et « pour tous les jours »…roulements de tambours… la socca indienne au kale !

On ne crie pas au sacrilège avant d’avoir goûté (en plus je suis niçoise alors j’ai le droit de lui faire ce que je veux à la socca, même de la passer à la poêle,  la preuve )

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Socca indienne au Kale

Mélanger les ingrédients de la socca (eau, farine de pois chiche, sel, huile d’olive). Ajouter une grosse pincée de curcuma, de cumin, de garam massala et de la coriandre fraîche hachée.  Hacher grossièrement les feuilles de kale (combien? un peu, beaucoup, c’est une question de goût) et les incorporer.

Faire chauffer de l’huile de coco ou d’olive dans une grande poêle et verser le mélange. Faire cuire à feu vif. Attendre que le dessous ait bien pris avant de retourner. Pour retourner plus facilement, faire glisser la « crêpe » dans une grande assiette et retourner l’assiette sur la poêle. Laisser cuire quelques minutes à feu moyen.

Servir avec un trait de jus de citron et un peu de sel.

 

 

 

Homemade socca pour apéros chick !

English recipe at the end of the post*

Chouette, c’est l’été et c’est le week-end ! Comme je suis une ‘chick'(1) fille je vais vous donner un truc génial et nutritionnellement correct pour transformer vos apéros. L’apéro, en vrai, c’est un dîner avec les doigts qui traîne en longueur (vu que ça finit à minuit environ chez les plus sages), non ?

Alors pour occuper les mâchoires de vos amis vous pouvez bien sûr recouvrir la table de chips, olives, cacahuètes et guacamole. Mais c’est pas très Green life hein ? Il y a aussi les pizzas et les focaccias : c’est très bon mais c’est plein de gluten et ça finit par gonfler un peu (!). Pour les adeptes du gluten-free et même pour les végan, voici LA recette qui va faire pousser des Ah ! et des Oh ! d’admiration à vos amis de passage et les empêcher de raconter n’importe quoi après leur troisième verre de Cassis blanc ou de rosé de Bellet (un des rares vins de la région niçoise : je pratique volontiers le locavorisme éthylique). Avec ça vous me ferez le plaisir de déposer de jolies tomates cerise et des bâtonnets de concombre dans un bol, histoire d’équilibrer le menu.

La Socca c’est quoi d’abord ?

C’est de la farine de pois chiche, de l’huile et de l’eau.

Oui seulement ça. Mais figurez-vous qu’on arrive quand même à faire plein de choses (relativement) différentes avec : à Marseille on fait des panisses, en Italie de la farinata, en Algérie de la Kalantica (j’essaierai bientôt ça), et à Nice on en fait de la …socca. Et comme j’ai grandit à Nice c’est évidemment cette version qui a ma préférence (l’enfance ça vous marque les papilles, c’est pour ça qu’il faut bien nourrir nos petits).

Nice_marchande_de_socca

Si vous avez l’occasion de vous rendre sur le cours Saleya un jour de marché vous aurez une idée de la place que prend la socca dans le cœur des niçois. Les vendeurs de bonne socca se comptent sur les doigts d’une main dans le vieux Nice. Le plus célèbre d’entre eux, Theresa Socca tient un stand sur le cours Saleya depuis des décennies (l’entreprise date de 1925). Comme il faut absolument un four à bois pour la cuire, elle est fabriquée à quelques dizaines de mètres de là, rue Droite. La plaque de socca brûlante est directement livrée en triporteur cours Saleya. Pas de risque qu’elle refroidisse, la vendeuse découpe, poivre et distribue les portions avec dextérité : en moins de temps qu’il n’en faut pour engloutir sa socca sans se brûler les doigts, la plaque est déjà vide. Il faut voir les yeux embués de désespoir de celui qui regarde la dernière portion partir entre les mains d’un autre. Heureusement le triporteur ne tarde pas à revenir. Bref, si la socca était une religion, celle de Thérésa serait une cathédrale (je dis ça surtout parce que la sublime cathédrale Sainte Réparate est à deux pas.)

La version originale

Socca dans le Vieux-Nice (Alpes-Maritimes, France)

Socca dans le Vieux-Nice (Alpes-Maritimes, France)

Pour faire la socca à l’ancienne il faut avoir un four à bois, une grande plaque à socca en cuivre étamé, et un couteau à socca pour ne pas abîmer la plaque. Pour les ingrédients, la qualité de la farine va nettement jouer sur le goût. Idéalement donc je conseille de choisir une farine italienne pour la farinata (je trouve la mienne chez U) plutôt que la farine insipide des magasins bio (eh oui, pour une fois). L’idéal pour ceux qui voudraient faire tout comme il faut (et qui ont les moyens) serait de tout acheter, farine, plaque, couteau etc chez Glandeves dans le Vieux Nice, ou dans leur boutique en ligne ici : toutpourlasocca.com.

Enfin tout ça c’est sur le papier. Mais moi je n’ai ni four à bois, ni plaque en cuivre étamé (45 euros pour le modèle 30cm de diamètre et jusqu’à 220 euros pour 60cm de diamètre !). J’ai tout essayé pour faire la socca au four avec un moule à pizza mais rien à faire, je ne retrouvais pas le côté croustillant dehors et moelleux dedans de mes souvenirs. En plus c’est limite dangereux de glisser une plaque pleine de pâte quasi liquide dans un four brûlant.

Du coup, en désespoir de cause et au risque de me faire excommunier par les plus orthodoxes de mes testeurs, j’ai tenté la version crêpe. Et, contre toute attente, ça a plutôt bien marché.

Je vous livre donc ici ma version de la socca facile à faire chez soi.

Socca maison

Je donne des proportions parce qu’il faut bien mais maintenant je la fais au pif. Le mieux c’est de faire plusieurs essais avant de trouver ce qui vous va. L’essentiel étant d’avoir une consistance équivalente à celle du clafoutis., soit peu plus épaisse que la pâte à crêpe.

250gr de farine de pois chiche

huile d’olive (pour la pâte et pour la cuisson)

sel (idem)

½ litre d’eau

poivre moulu (pas au moulin, hein le vrai poivre moulu très fin qui fait éternuer, j’aime pas trop d’habitude mais là c’est vraiment ce qu’il faut)

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Dans un saladier mettre la farine, 4 cuillères à soupe d’huile d’olive et 2 bonnes pincées de sel. Mélanger. Ajouter l’eau peu à peu en fouettant bien pour éviter les grumeaux. Quand l’appareil est bien lisse laisser reposer ¼ à 3 heure si vous pouvez, sinon c’est pas grave.

Faites chauffer 1 càs d’huile d’olive dans une grande poêle et quand l’huile est bien chaude, versez une louche de pâte, et répartissez-la dans la poêle exactement comme pour faire une crêpe de 2mm d’épaisseur. Sur feu bien fort, laissez prendre, et quand elle se décolle retournez-la. Laissez cuire quelques instants, mais pas trop, puis faites glisser sur une grande assiette. Découpez grossièrement, salez, poivrez abondemment et invitez vos amis à se servir vite, vite pendant que c’est chaud.

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Il ne vous reste plus qu’à enchainer les fournées ou à recruter un apprenti parmi vos invités (oui la cuisson est trop rapide pour vous autoriser à aller bavarder avec vos invités, j’ai testé pour vous, ça finit par la socca, voire la poêle, à la poubelle.

Ce qu’il faut retenir : ne pas lésiner sur l’huile d’olive dans la poêle. La première face doit être bien dorée, limite cramée en tous cas bien croustillante, mais il doit rester un peu d’humidité à l’intérieur.

Enjoy !

*And now, for my dear friend Pamela from Mexico who truly fell in love with socca (mine first then the real one) : the recipe in english !

Homemade socca

I give you proportions but feel free to adapt it to your feelings. You’ll find the good recipe for you after a few trials anyway. The main thing is : it should have the texture of a pancake batter, even lighter.

You’ll need:

250 gr chick pea flour

olive oil

salt

½ liter water

powdered black pepper

Mix together the flour, 4 table spoons of olive oil and two pinches of salt. Slowly add water and whisk to make it smooth. Let it rest for a few hours if you can (if not, no big deal)

Pour 2 table spoons of olive oil in a large pan and put it on the heat. Once it’s warm enough, pour one ladleful of batter onto the pan and cover it entirely. It should be 2mm thick. Let it cook on rather high heat. Once it’s crispy and easy to detach, turn it the other side and let it cook for only a few more seconds. It should be crispy on one side but not too dry inside. Slip into a large plate, tear into big uneven pieces, add salt, lots of pepper, and ask your friends in the other room to come and have their piece quickly before it gets cold (or if you’re a saint, go and bring it to them).

Enjoy!

(1) Chick pea = pois chiche

Coco, l’huile merveilleuse (2)

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Chose promise, chose due. Il aura fallu quelques mois mais voici enfin la deuxième partie de mon ‘dossier’ huile de coco : la partie gourmande.

Ce qui m’a donné l’impulsion pour l’écrire c’est une info que j’ai lue aujourd’hui et qui m’a presque fait tomber de ma chaise.

L’huile de coco au secours du cerveau ?

Accrochez-vous, il semblerait que l’huile de coco puisse soulager les symptômes de la maladie d’Alzheimer. Rien que ça !

En tous cas c’est ce qu’affirme le docteur Mary Newport depuis 7 ans et c’est ce qui l’a poussé à écrire un livre publié l’an dernier en France sous le titre  « Maladie d’Alzheimer, et s’il existait un traitement ? ». Ce médecin américain a vu son époux, Steve, être atteint à la cinquantaine d’une forme précoce de la maladie d’Alzheimer. Une catastrophe quand on sait que les médicaments anti Alzheimer sont quasi-inutiles (ce n’est pas moi qui le dit, c’est la radio publique : écoutez cet épisode édifiant du magazine de la rédaction de France Inter, Interception daté du 11 janvier 2015 ici ou )

Pourtant Mary Newport, en bon médecin mettait tous ses espoirs dans la recherche et souhaitait que son mari intègre un essai clinique. Doutant du choix de l’essai clinique idéal pour lui, elle se met à faire des recherches sur Internet. C’est là qu’elle découvre une nouvelle étude qui bouscule les idées reçues sur les causes d’Alzheimer : le cerveau des malades d’Alzheimer serait atteint d’une sorte de diabète de type 3, une résistance à l’insuline qui l’empêche d’utiliser le sucre comme carburant. Hors il se trouve que le cerveau a la capacité d’utiliser un carburant alternatif : les cétones fabriquées par le foie à partir des acides gras, notamment à partir des acides gras saturés à chaine moyenne. Ceux-là même qui sont présents à plus de 90% dans l’huile de coco.

Partant du principe que ça ne pouvait pas lui faire de mal, Mary Newport a donc commencé à donner à son mari 2 cuillères à soupe d’huile le coco le matin avant d’augmenter progressivement. Elle recommande maintenant 4 à 6 cuillères à soupe réparties dans la journée.

Au fil des semaines elle a constaté les effets positifs de l’huile de coco sur la mémoire et sur les troubles du comportement de son mari et cette amélioration s’est poursuivie dans le temps. Après 7 ans, elle considère que l’évolution de la maladie à long terme, sans avoir été interrompue, a été nettement ralentie.

Selon Mary Newport, l’huile de coco pourrait non seulement soulager les symptômes d’Alzheimer chez certains malades, mais également prévenir la survenue de la maladie chez les personnes à risque car le ‘diabète’ du cerveau semble survenir bien avant les premiers symptômes de la maladie.

C’est aussi bon pour les papilles

Au-delà de ces bienfaits éventuels, il est prouvé que l’huile de coco a d’autres propriétés grâce à l’acide laurique dont elle est constituée pour moitié : elle est anti-bactérienne et anti-candida.

De plus l’huile de coco est un acide gras saturé, comme les graisses animales ce qui en fait une des graisses les plus stables à la cuisson. En fait c’est LA graisse la plus stable à la cuisson. À condition de ne pas la faire fumer vous pouvez tout faire avec. Bon, je ne vous la recommande pas pour faire cuire un steak (beurk!), mais pour faire sauter des crevettes ou du poulet avec des légumes dans un wok— avec ou sans curry thaï et lait de coco — je dis oui, oui, oui !

Moi je l’utilise aussi pour rôtir des légumes au four. Son arôme exotique se marie particulièrement bien avec les légumes un peu sucrés comme la patate douce ou la courge butternut.

Légumes rôtis au four à l’huile de coco

©Magreenlife.com

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Epluchez et coupez en quartiers une grosse patate douce, (et/ou deux pommes de terre), une demi courge butternut, deux grosses carottes, un oignon.

 Placez les dans un plat allant au four, arrosez de deux cuillères à soupe d’huile de coco et remuez bien pour enrober les légumes.

Salez, poivrez, émiettez du thym ou des graines de coriandre concassé et mettez à four chaud (180°C) pendant une demi-heure minimum en remuant régulièrement.

Il faut savoir que l’huile de coco est figée à température ambiante, comme du beurre, et ne fond qu’à 25°C environ. Vous pouvez donc l’utiliser à la place du beurre dans la pâtisserie, pour un crumble de fruits exotiques ou un fond de tarte sablé par exemple, à condition de ne pas trop la travailler avec les mains. En plein été dans le sud de la France c’est mission impossible (et je sais de quoi je parle). Bon, je ne vous cache pas qu’à 9 euros les 500g environ ça fait un peu cher la tartelette. Mais si on cherche vraiment à en mettre le plus possible dans son alimentation et si on est allergique au lactose, pourquoi pas ?

Evidemment c’est une matière grasse aussi calorique que les autres donc il vaut mieux limiter les apports en sucres et lipides autres que l’huile de coco si on compte en introduire de grosses quantités dans son alimentation (les 4 cuillères à soupe recommandées par jour apportent presque 400 calories). Ceci dit, pour optimiser les effets positifs de l’huile de coco sur le cerveau, Mary Newport conseille de lui associer des Oméga 3, par exemple en se supplémentant en huiles de poisson ou en consommer beaucoup de poissons gras.

Pour finir, j’ai testé hier une association aussi surprenante que délicieuse : huile de coco/betterave.

Carpaccio betterave-coco

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Passez une petite betterave à la mandoline pour obtenir de très fines tranches.

Faites les mariner ½ heure à température ambiante dans une émulsion d’huile de coco et de vinaigre de framboise (ne les faites pas baigner dedans, chaque tranche doit juste être légèrement enrobée).

Servez à température ambiante sinon l’huile fige et c’est pas très joli. Surprise des papilles garantie pour une entrée inédite, et pourquoi pas, soyons fou, carrément en dessert !

Coco, l’huile merveilleuse (1)

Planche cocoÀ la demande générale (oui Sophie G, tu es la demande générale), je vais vous parler de l’huile de noix de coco, cette merveille de la nature dont la seule évocation en ce mois de février particulièrement glacial nous réchauffe déjà… Humm, tropiques, alizés, sable fin, et lagons bleus… Allez, on arrête de rêver, on n’est pas là pour parler voyage, mais cuisine et cosmétique.

L’huile de coco c’est quoi d’abord ?

Extraite de la pulpe pressée à froid de la noix de coco, l’huile de coco doit dégager un parfum de noix de coco appétissant. Bio et issue du commerce équitable c’est toujours mieux, hein…

Sa composition est remarquable pour sa richesse en acides gras saturés : 86 % dont 7% d’acide caprilique et 44,5% d’acide laurique. L’acide laurique a des propriétés anti-bactérienne, anti-virale et anti-fongique, et l’acide caprylique est efficace contre le candida albican ou le staphylocoque doré. Du coup l’huile de coco a des tonnes d’application, en cosmétique comme en cuisine. Ce premier post sera consacré aux applications beauté :

Pourquoi c’est bon pour vous ?

En fait, c’est un produit qui coûte relativement peu cher et qui est tellement utile que si vous voulez partir en vacances en mode « light » vous en mettrez un pot dans votre trousse de toilette à la place de vos crèmes pour le corps, après shampoing, après soleil, et autre huiles «prodigieuses»…

Pour commencer cette partie cosméto de l’huile de coco, voici ma recette de gommage maison au café et à l’huile de coco inspirée par les créations de la marque de cosmétiques australienne, Frankbody (je connaissais les gommages au café, mais je n’avais jamais pensé à y incorporer de l’huile de coco).

Gommage corps coco-café ©Magreenlife.com

Gommage corps coco-café ©Magreenlife.com

Gommage au café et à l’huile de coco

Dans un grand bol, mélangez

-3 c à s de café moulu (récupérez celui de votre café du matin si vous voulez faire des économies)

-2 c à s d’huile de coco

-1 c à soupe de sucre en poudre

Avant la douche (mais dedans, sinon vous en mettrez partout) massez vous le corps avec ce mélange en insistant sur les parties rugueuses et les pieds. Vous pouvez (très) délicatement masser le décolleté et même le visage. Laissez agir quelques minutes si vous avez le temps, puis rincez soigneusement — sans vous savonner si vous avez la peau très sèche. Normalement après ce traitement vous aurez la peau douce comme de la pulpe de coco fraiche ! (Et il parait que ça aide à éliminer la cellulite et les cicatrices, mais là je ne garantis rien…)

L’huile de coco fait également des merveilles :

  • En masque avant shampoing sur cheveux très abîmés
  • En application quotidienne sur les cheveux crépus ou frisés
  • En traitement anti poux (voir ci-dessous)
  • Sur la peau du corps et du visage asséchés
  • En bain de bouche (!? si, si je vous explique plus bas)
  • En huile de massage bien sûr …

Selon une étude réalisée en Inde en 2003, l’huile de coco a une grande affinité avec les protéines du cheveu et un poids moléculaire très léger ce qui lui permet de pénétrer la fibre capillaire bien plus facilement que les huiles minérales (vade rétro !) ou de tournesol, par exemple. En plus de vous faire les cheveux tous doux, elle fait un traitement anti-poux très agréable et au moins aussi efficace que les machins toxiques qu’on trouve en pharmacie.

Traitement anti-poux familial bio (testé et vraiment approuvé !)

-Dans un bol faites fondre 2 c à s d’huile de coco au bain marie. Ajoutez 4 gouttes d’huile essentielle de lavande et mélangez bien.

-Le soir, avec un peigne et après avoir fait un premier ramassage de bestioles au peigne anti-poux, répartissez bien l’huile de coco sur le cuir chevelu et les cheveux (si vous ou votre enfant avez une chevelure épaisse ou frisée adaptez les doses et armez-vous de courage!)

-Emballez dans un bonnet de douche si possible et gardez toute la nuit.

Le lendemain matin passez d’abord la chevelure au peigne fin spécial poux pour décrocher poux morts et lentes puis lavez avec un shampoing normal ou un shampoing « des écoles » aux huiles essentielles anti-poux (en magasin bio)

Recommencez le traitement une semaine plus tard pour éliminer les éventuels survivants.

En bain de bouche ? Eh oui, ça existe. La mode du bain de bouche à l’huile nous viendrait d’Inde (en passant par les gourous de la forme made in USA). L’huile de coco étant anti-bactérienne elle est plébiscitée par les pratiquants de cette étrange routine matinale. Le bain de bouche à l’huile assurerait semble t’il hygiène buccale parfaite, dents plus blanche et haleine fraîche en prime. Là, autant vous le dire tout de suite, je crois que je vais passer mon tour. à priori je ne suis pas contre l’idée hein, mais le mode opératoire est, comment dire, un brin contraignant. Voyez plutôt :

Le matin à jeun, prendre l’équivalent d’une cuillère à soupe d’huile de coco et la laisser fondre dans la bouche. La faire passer entre les dents par un savant jeu de succion expulsion (tout ça la bouche fermée évidemment). Continuer pendant 20 mn avant de recracher et de vous laver les dents !

Inutile de vous dire qu’entre les 20 minutes de yoga auxquelles j’essaye de m’astreindre chaque matin, et le réveil de mon fils à 7h30, je ne vais pas me lever à 6h40 du matin pour me faire un bain de bouche ! À ceux qui me suggéreraient de faire mon bain de bouche et mon yoga en même temps je propose d’essayer la position du chien tête en bas avec de l’huile dans la bouche et de me raconter. (ceci dit… un petit lavage des sinus à l’huile de coco anti-bactérienne…faut voir.) Mais si vous avez tenté l’expérience, je veux tout savoir !

Le parfum de l’huile de coco vous a certainement ouvert l’appétit, alors gardez en un peu pour le prochain post. Je vous expliquerai pourquoi elle fait aussi du bien à l’intérieur et comment l’utiliser en version sucrée ou salée. D’ici là, faites comme moi, achetez un maxi pot et divisez-le en deux : une moitié dans la salle de bain, l’autre dans la cuisine.

Au fait : Pour savoir si l’été est arrivé  regardez votre bocal d’huile de coco. Elle se liquéfie ? Bonne nouvelle, il fait au moins 25°C , vous pouvez sortir !

Xylitol : le faux sucre qui a tout bon !

« Xyli…quoi ? Yeurk ! Qu’est-ce que c’est que cette cochonnerie encore ? ».Raw_sugar_closeup

Je sais, ça m’a fait pareil au début. Il a un nom de dieu Inca si on est sympa, et de terrible édulcorant chimique si on est parano. Et pourtant celui qui porte aussi le doux nom de « sucre de bouleau » est simplement un édulcorant naturel qui peut remplacer le sucre dans absolument TOUS ses usages avec quasiment deux fois moins de calories et un index glycémique extrêmement bas.

L’été dernier j’ai décidé d’arrêter le sucre. Comme ça, histoire de voir si je pouvais me passer de cette substance dont des chercheurs ont prouvé qu’elle était plus addictive encore que la cocaïne. Je l’ai fait, j’ai perdu 3,5 kilos en quelques mois sans frustration (eh oui j’ai arrêté le sucre, pas le gras, surtout pas !).

Alors pourquoi me tourner aujourd’hui vers un édulcorant au nom barbare, au risque de replonger dans ma sweet addiction (car c’est surtout au goût sucré que nous sommes accros) ? Tout simplement pour pouvoir partager avec mes proches et avec modération — une bonne copine — le plaisir des desserts maison comme je savais si bien les faire…avant.

Mais pas uniquement… En effet si le xylitol fait pas mal parler de lui dernièrement c’est non seulement pour ses capacités édulcorantes, mais aussi et surtout pour ses … vertus santé.

Selon les dernières recherches en la matière :

  • Il combat le candida albican
  • Il lutte contre les caries
  • Il prévient les otites

Bref vous l’aurez compris, le xylitol est l’ennemi de pas mal de ces petites bestioles microscopiques qui nous colonisent pour le pire, et dans la foulée c’est aussi un allié de poids pour les mamans.

Mais avant tout…

Le xylitol c’est quoi d’abord ?

C’est une molécule de la famille des polyols (sucres alcool). Connu et utilisé dans les pays nordiques depuis fort longtemps, il est issu de l’écorce de bouleau. Son pouvoir sucrant est égal au sucre, mais il n’est pas assimilé de la même façon ce qui le rend deux fois moins calorique. Son indice glycémique est de 7  — contre 25 pour le sirop d’agave, 100 pour le glucose ou 64 pour le sucre en poudre. Pour ce qui est des calories, 100g de xylitol en fournissent 250 contre 400 pour 100g de sucre.

Contrairement aux édulcorants de synthèse il n’est accusé d’aucun effet secondaire grave, si ce n’est une légère intolérance digestive en cas de consommation excessive.

Et en lieu et place d’effets indésirables, le xylitol est un allié de poids dans la lutte contre les bactéries qui causent les caries ou les otites, car elles sont incapables de le digérer.

Pour ce qui est du candida albican, le xylitol est tout simplement le seul édulcorant autorisé dans le régime anti-candida. Même les édulcorants non caloriques font proliférer le candida albican, ce qui condamne ceux et celles qui en sont victimes à se priver de toute douceur à vie. Heureusement le xylitol permet d’échapper à cette fatalité. Très mal absorbé par le candida il ne stimule pas sa prolifération, au contraire, et il réduit sa production d’acetaldehyde.

Cerise sur le gâteau, pour ceux qui se préoccupent de leur équilibre acide-base : le xylitol est alcalinisant contrairement au sucre qui est acidifiant (le vilain!).

Bref, si je m’écoutais (et s’il coutait un peu moins cher) j’en mettrais partout. Ce qui serait une très mauvaise idée : j’ai eu assez de mal à me débarrasser de mon addiction au goût sucré pour tout gâcher maintenant !

Avertissement:

Si vous avez un chien, ne lui faites jamais consommer de xylitol. C’est un produit extrêmement dangereux pour eux, même à petite dose.

Mais trêve de science, passons à la pratique avec une recette de pop-corn sucré au xylitol.

J’ai récemment réalisé que le pop-corn fait maison (pas la version ultra grasse et hyper salée des sachets prêts à éclater, hein !) était la solution la plus pratique et la moins culpabilisante pour celles et ceux qui n’arrivent pas à se contenter d’une pomme ou d’un yaourt nature à l’heure du goûter.  Bonne nouvelle : oui on peut faire attention à son alimentation et rester gourmand ! [Edit : oui, je sais l’index glycérique du pop corn est très élevé. Si vous avez de VRAIS problèmes de poids ou de diabète, évitez quand même ce goûter]

Pop-corn façon « Bounty » light

pop corn bounty xylitol

©magreenlife.com

(pour 1 portion – ou pour 2 personnes très raisonnables)

2 cuil à soupe de maïs en grain

1 cuil à soupe d’huile de coco bio

1 cuil à café bombée de cacao en poudre cru bio

1 cuil à café de sucre de bouleau (xylitol)

Faire chauffer l’huile de coco dans un ramequin au micro-onde ou au bain marie. Ajouter le xylitol et le cacao, puis bien mélanger.

Faire éclater le pop-corn (j’ai un super ustensile qui fait ça en 2mn au micro-onde sans ajout de matière grasse).

Ajouter la sauce au cacao et bien remuer (un saladier avec une assiette par-dessus et on secoue, on secoue vigoureusement).

Parsemez de coco râpée légèrement torréfiée à la poêle si vous n’avez pas peur de rajouter quelques calories.

Et voilà le travail, un délicieux goûter sans sucre à partager pour environ 280 kcal. Pour un effet plus gourmand, il suffit de doubler les doses de la sauce au cacao.

Enjoy !

Kéfir : Buvez vivant !

Dans ma quête de l’alicament ultime qui fait du bien, fait mincir, efface les rides, rend aimable et guérit tous les maux, (si, si je vais finir par le trouver…) j’ai récemment fait la connaissance d’un être vivant mystérieux, paré de toutes les vertus et qui se transmet quasiment sous le manteau… j’ai nommé : le kéfir.

kéfir de fruit au repos entre deux préparations.©magreenlife

kéfir de fruit au repos entre deux préparations.©magreenlife

Le kéfir c’est quoi d’abord ?

Le kéfir est une star de l’alimentation vivante, tendance lourde du moment avec la mode de l’alimentation fermentée : choucroute, kimchi, kombucha et… kéfir donc.

Pour commencer il n’existe pas une, mais deux sortes de kéfir :

-le kéfir de lait

-le kéfir de fruit (ou encore kéfir d’eau, cristal japonais, tibicos…)

Le principe : on laisse fermenter les grains de kéfir dans du lait ou de l’eau sucrée. Après 24 à 48 heures on obtient une boisson rafraichissante et légèrement pétillante pour le kéfir de fruit, ou une sorte de yaourt liquide pour le kéfir de lait. Les deux sont extrêmement riches en probiotiques.

Attention on ne fait pas de kéfir de lait avec des grains de kéfir d’eau et vice versa.

  • Kéfir de lait

Les grains de kéfir de lait ressemblent à de minuscules têtes de chou fleur. Plongés dans du lait ils se développent en se nourrissant du lactose et font fermenter le lait qui se transforme en une sorte de yaourt liquide.

Je n’ai malheureusement pas pu récupérer de grains de kéfir de lait, mais de la poudre de kéfir en vente en magasin bio. Je ne sais donc pas exactement à quoi ressemble l’authentique kéfir de lait.

Mon kéfir de lait à moi était quand même assez bon, surtout le matin en smoothie avec une banane, une cuillère à café de poudre de maca et/ou de cacao cru. Miam !

Moi qui ne supportais pas bien le lait j’ai pu en boire quasiment un demi-litre par jour sans aucun souci pendant plusieurs mois. Je suis passée au kéfir de fruit après avoir lu que les facteurs de croissance présents dans le lait favorisaient l’apparition de certains cancers. Autant alterner hein ?

  • Kéfir de fruits (tibicos pour les intimes)

Il semble que les grains de kéfir de fruit soient originaires du Mexique, et plus précisément des cactus qui y poussent. J’aime à croire que c’est vrai, c’est si exotique !

C’est une boisson idéale pour toute la famille qui remplace avantageusement sodas et sirops (si les enfants tordent le nez, rajoutez du jus de pomme pour un effet plus gourmand). Eliminer une mauvaise habitude et la remplacer par une bonne, c’est le double effet kéfir !

Les probiotiques qu’il contient sont censés aider à réensemencer votre intestin avec une bonne flore et ainsi favoriser un bon transit, booster le système immunitaire, donner une belle peau… Difficile à prouver, mais j’ai décidé d’y croire.

Ses jolis grains translucides sont le résultat de la symbiose de bactéries et de levures. Pour se développer ces grains ont besoin de sucre. Plongés dans de l’eau sucrée ils se multiplient et produisent de l’acide lactique, une infime quantité d’alcool et du gaz carbonique (pssscht!)

Si on leur apporte les soins et la nourriture adéquats on se retrouve vite avec trop de grains pour sa consommation personnelle.

 Don de kéfir

Dans ce cas-là, surtout on ne le jette pas, on le donne. Soit autour de soi quand on a réussi à convaincre une connaissance. Soit en proposant un don de kéfir sur les nombreux forums consacrés au sujet sur le net. Je conseille de déposer soigneusement 4 cuillerées à soupe de kéfir et un peu d’eau sucrée dans un zip lock entourée de papier bulle et de glisser le tout dans une enveloppe pré-affranchie « spéciale livre » de la Poste.

Pour ce qui est des recettes, en faisant mes recherches j’ai constaté que les Américains et les Français n’avaient pas du tout la même façon de faire. Les Français font fermenter le kéfir en une seule fois avec fruits secs et citron, tandis que les Américains le font fermenter une première fois dans de l’eau sucrée, puis rajoutent du jus de fruit et repartent pour une autre fermentation. Je n’ai pas encore tenté la version US alors je vous donne la mienne, bien de chez nous.

Kéfir de fruit en bouteille ©magreenlife

Kéfir de fruit en bouteille ©magreenlife

Recette du Kéfir de fruit « à la française »

Les règles à suivre impérativement :

N’utilisez que des ingrédients bio

Si votre eau du robinet est trop chlorée, utilisez de l’eau de source ou laissez la à l’air libre une nuit

N’utilisez aucun ustensile en métal pour manipuler votre kéfir

-1 bocal en verre de minimum 1,5 litres

-1 bouteille en verre avec bouchon fermant hermétiquement type limonade

-3 c à s de kéfir de fruit

-3 c à s de sucre roux bio

-1 c à café de mélasse bio (pour un apport supplémentaire en minéraux, le kéfir adore ça)

-1 figue ou 10 raisins secs ou 2 abricots secs ou 10 cranberries séchées (ou un mélange), tous bios !

-¼ d’orange bio ou de citron bio (perso je préfère le goût de l’orange)

Ébouillantez le bocal et la bouteille.

Rincez vos 3 c à s de kéfir dans une passoire en plastique très fine pour que les grains les plus petits ne s’enfuient pas (n’ayant pas de passoire en plastique assez fine, j’utilise le plateau de mon germoir à graines, c’est parfait !)

Déposez le kéfir au fond du bocal. Ajoutez le sucre, la mélasse, 1 litre d’eau, les fruits secs et l’agrume avec la peau.

Recouvrez d’une gaze, ou du couvercle du bocal sans visser.

Laissez reposer à température ambiante et à l’abri de la lumière directe du soleil pendant 24 heures à 48 heures. Les fruits secs vont remonter à la surface au bout de 24 heures normalement.

Pressez les morceaux d’agrume au-dessus du bocal, filtrez et mettez en bouteille. Laissez encore reposer 24 heures en rajoutant une cuillère à café de sucre si vous voulez plus de bulles, sinon mettez au frigo (c’est plus agréable à boire bien frais).

Note : Je préfère nettement le goût avec de l’orange à la place du citron et j’aime l’arôme un peu épicé de l’abricot sec. On peut également ajouter des fruits frais (pommes, pêches, poires), et j’ai bien l’intention de tenter de faire infuser de la vanille.

Après fermentation, à consommer rapidement (dans les 2 jours).

Notez bien que malgré l’apport en sucre de la recette, le kéfir n’est pas une boisson sucrée. En effet les micro-organismes, s’ils sont en bon état, vont dévorer le sucre en 24 heures à 48 heures.

Que faire des grains de kéfir entre deux productions de boisson ?

On les garde au frigo dans un bocal d’eau sucrée et on vérifie régulièrement qu’ils ne manquent pas de nourriture (un peu de sucre une fois par semaine semble un minimum mais moi j’ai tellement peur qu’ils dépérissent que je les nourris tous les deux jours…).

Pour ceux qui ont peur d’oublier le kéfir au frigo, il est possible de le déshydrater (à l’air libre sur une assiette ou un tissu propre), ou de le congeler (dans un sachet zip-lock après l’avoir soigneusement séché). Pour le remettre en route il semblerait qu’il suffise de le remettre dans un peu d’eau sucrée et de rajouter eau et sucre jour après jour jusqu’à ce que les petites bulles, signes de vitalité, refassent leur apparition.

Plus d’infos…

Vous trouverez d’autres infos passionnantes et une recette de ginger ale à base de kéfir de fruits, sur l’excellent blog consacré à la nourriture fermentée, Ni cru ni cuit.

Et pour ceux qui lisent l’anglais et qui voudraient en savoir plus sur le kéfir version US, le blog The Nourishing Gourmet propose un post vraiment très bien fait ici.

Je ne peux pas encore distribuer de grains kéfir de fruit à l’heure où j’écris ces lignes mais n’hésitez pas à utiliser les commentaires pour partager vos expériences et vos recettes !

Et que ça Pschhht !

Un amour de sarrasin

Kacha

Kacha

Je l’aime celui-là, c’est plus fort que moi. Quand mon frigo et mon imagination sont aussi déserts l’un que l’autre, c’est toujours vers lui que je reviens. En farine quand je manque de temps, ou en version kacha (sarrasin grillé, plus goûteux) si j’ai envie de me mettre aux fourneaux.

Le sarrasin c’est quoi d’abord ?

Pseudo céréale de la famille des polygonacées (et non des graminées comme le blé), c’est une plante particulièrement facile à cultiver sur sols pauvres. D’où son succès international depuis 3000 ans. Les Japonais sont les premiers à avoir compris son intérêt nutritionnel et gustatif (les nouilles soba sont des nouilles de sarrasin), suivis des Russes qui l’ont importé en Europe de l’Est.

Le sarrasin est riche en nutriments, antioxydants, protéines. Il est exempt de gluten, bien sûr, et il semblerait qu’il ait des propriétés probiotiques. Pour en savoir plus, c’est sur Passeport santé que ça se passe.

Version farine

En cuisine donc, j’utilise la farine de sarrasin pour faire … vous l’aurez deviné : les fameuses galettes de blé noir bretonnes.

Niveau pratique sachez que la galette bretonne est l’alternative rêvée à la pizza si vous avez des gremlins à la maison. Quel petit monstre peut résister à la phrase « qui veut des crêpes ce soir ? ». Bon, il reste juste à faire passer subtilement l’info qu’elles sont salées mais qu’on peut mettre TOUT ce qu’on veut dedans : Kiri – ou brousse – sauce tomate, légumes verts (si, si, les épinards mélangés au fromage et bien cachés dans la crêpe passent comme une lettre à la poste), champignons, jambon, œufs, saucisse, andouille de Guémené… bon là je m’égare, les enfants vont faire la grimace (pourtant qu’est ce que c’est bon).

Pour une version épurée (ou version super flemme, j’avoue…), la galette bretonne de base avec juste du beurre salé est aussi un régal :

La Galette Bretonne de base.

Ingrédients :

-eau (50cl environ)

-farine de sarrasin (250gr)

-sel gris de Guérande (ou d’ailleurs, mais de Guérande c’est meilleur)

-1 œuf (optionnel : les puristes n’en mettent pas mais ça aide à lier la pâte et à décoller la crêpe

Mettre 250 gr de farine dans un cul de poule. Ajoutez une grosse pincée de sel gris de Guérande. Ajoutez l’oeuf si vous avez opté pour sa présence. Mélangez bien avec une cuillère en bois. Versez l’eau petit à petit en mélangeant toujours jusqu’à obtenir une consistance liquide de pâte à crêpes. Mélangez vigoureusement en soulevant l’appareil (certains le font à la main !).

Laissez reposer (ou pas si vous êtes pressés).

Huilez la crêpière avec un mélange de beurre fondu et d’huile.

Quand elle est bien chaude faites cuire votre crêpe sur une face. Quand elle peut se décoller et que l’arrière est bien doré, elle est prête. Il ne vous reste plus qu’à :

  • soit y ajouter les ingrédients choisis, puis plier en quatre
  • soit plier en quatre et ajouter un beau morceau de beurre salé dessus.

Avec une salade c’est une repas complet et délicieux !

La farine de sarrasin n’est pas idéale pour faire du pain ou des gâteaux, à moins d’être mélangée à de la farine de blé. Par contre on peut en faire des blinis, parfaits pour accompagner du saumon pour un brunch.

En cherchant bien, je suis tombée sur cette recette de gnocchis à la farine de sarrasin qui ravira les intolérants au gluten.

Version Kacha

Il est peu connu en France (j’avoue que je l’ai découvert dans un magasin bio en Californie!), pourtant c’est une super alternative au trio riz-pâtes-couscous (ou riz-millet-quinoa pour les intolérants au gluten) en tant qu’accompagnement ou même en plat complet. On le fait d’abord cuire à l’eau ou au bouillon, puis on lui incorpore légumes, herbes, noix grillées… Rebecca Leffler a créé une recette de kacha aux champignons et pesto de persil à tomber ! A retrouver dans son livre de recettes Green Glam et Gourmandes.

Yummy ! comme dirait Adrienne ❤ ma prof de Yoga virtuelle

Chia : la petite graine qui monte

photo chia

©Ma GreenLife

Une graine de chia c’est quoi d’abord?

Le Chia est une plante de la famille des lamiaceae, et du genre salvia – comme la sauge. Cultivée pour ses graines, elle faisait partie de l’alimentation de base des aztèques. Entre le quinoa, le cacao et le chia ceux-ci avaient décidément de très bonnes habitudes alimentaires (malheureusement ils aimaient un peu trop les sacrifices humains pour servir de modèles de nos jours).

Qualifié de super aliment, la graine de chia possède en effet un intérêt nutritionnel véritable.

2 c à s de graines de chia apportent à l’organisme 3,70 gr d’Acide Alpha Linoléique ( Oméga 3 – les apports journaliers recommandés par l’OMS sont de 1,1gr/jour). Elles contiennent également de l’Acide Gama Linoléique (Oméga 6).

La graine de chia est également riche en fibres et elle a une propriété extraordinaire pour ce qui est de son utilisation : elle est mucilagineuse.

Mucila-quoi? Plongée dans un liquide son enveloppe se dissout pour former une sorte de gel visqueux (la graine de lin entre autres a les mêmes propriétés, je vous en reparlerai).

Le breakfast parfait !

Bref, cette propriété en fait l’alliée par excellence d’un petit déjeuner sain et sans gluten.

Les graines de chia ont un goût très léger et assez indéfinissable, donc autant vous prévenir tout de suite : si vous comptez les diluer dans l’eau et les manger nature vous jetterez vite votre sac de graines à la poubelle (ce qui serait une folie, surtout vu leur prix!)

Je vous conseille de verser 2 c à s de graines de chia dans un bol, d’arroser de lait d’amande, de soja, de riz ou de ce que vous préférez (le lait millet-amande-noisette est à tomber!). Laissez reposer 10mn environ, remuez, rajoutez un peu de liquide si vous le souhaitez, puis agrémentez d’extrait de vanille ou de cannelle en poudre, de fruits frais de saison, de noix de votre choix, de graines… Vous pouvez rallonger le temps de pause, par contre mettez toujours le liquide en deux temps si vous ne voulez pas un résultat trop sec.

Ici, pour un petit déjeuner de septembre aussi smart que glam j’ai misé sur la figue, la noix du brésil, la spiruline et le citron (toujours les associer ces deux-là). OK c’est un peu vert, mais c’est très bon : la figue fraiche apporte de l’énergie et des antioxydants (surtout avec sa peau), une noix du brésil apporte à elle seule les AJR recommandés en sélénium, la spiruline, associée à la vitamine C du citron vous aide à faire le plein de fer et à recharger les batteries.

Enjoy !

Gluten : la voie de la détox

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Il y a encore quelques années je vérifiais systématiquement le nombre de cigarettes qui restait dans mon paquet vers 18h30. Pourquoi 18h30 ? Parce que j’avais encore 30 minutes avant la fermeture du tabac le plus proche. Quand j’ai arrêté de fumer j’ai réalisé à quel point une addiction qui nous force à organiser notre vie autour d’elle peut être pathétique.

Il y a encore quelques mois, je vérifiais régulièrement la quantité de pain qui restait dans ma cuisine vers 18h30. Pas besoin de vous faire un dessin, c’était comme pour la cigarette. Si ce n’est que nous étions deux sur le coup, et que mon addiction au pain (surtout à la tartine du petit déjeuner) pouvait me rendre aussi aimable qu’une hyène affamée :  » Ne mange surtout pas ce bout de pain, c’est ma dose de demain ! « .

Pathétique ? Peut-être, encore que je soupçonne un bon nombre d’entre nous d’avoir le même genre de réflexe. Que serait ma grand mère de 96 ans sans sa tartine du matin ? Elle souffre horriblement du ventre mais ne veut pas entendre parler d’arrêter le gluten. Accro je vous dis.

Le gluten, c’est quoi d’abord ?

C’est une protéine insoluble présente dans le blé, l’orge et le son (et aussi l’avoine mais par contamination). C’est ce qui donne son moelleux à la pâte à pain. À tel point que les boulangers rajoutent souvent du gluten à la farine.

L’allergie au gluten, également appelée maladie coeliaque, est rare mais assez sérieuse pour nécessiter une prise en charge médicale et une éviction d’absolument tout ce qui contient du gluten. Vous en saurez plus ici.

La plupart des gens ne souffrent heureusement pas de cette intolérance là mais il est de plus en plus reconnu que le syndrome du colon irritable entre autres troubles est soit causé, soit aggravé par le gluten. Qui plus est, les aliments riches en blé étant majoritaires dans le créneau viennoiseries-junk food, on comprendra aisément en quoi éviter le gluten peut nous aider à mieux manger.

Enfin tout ça pour dire que le gluten, je l’ai arrêté comme ça, quasiment du jour au lendemain, grâce à un cadeau. Mon frère végétarien m’a offert le livre Green glam et gourmande de Rebecca Leffer (ici) et ça a été LA révélation. Un livre de recette sans gluten et sans produits animaux à priori pour moi c’était bof, bof… Mais là, miracle : une multitude de recettes délicieuse et originales, et des conseils faciles à suivre qui donnent l’impression que se faire du bien c’est hyper cool.

Bref j’ai tenté l’aventure sans gluten et bingo ! Je me suis débarrassée d’un syndrome du colon irritable qui m’empoisonnait depuis plus de 20 ans. Quasiment plus de ballonnement, de douleurs et autres inconvénients sur lesquels nous passeront avec pudeur.

L’avantage avec la désintox c’est qu’une fois qu’elle est terminée on est beaucoup moins victime des pulsions d’autrefois. J’ai fait la même chose avec le sucre, et je vous jure que c’est vrai (j’en reparle bientôt).

Aujourd’hui les boulangeries ont disparu de mon quotidien et je regarde ceux qui y entrent comme s’ils entraient dans un tabac : avec commisération. Je ne dis pas qu’un bon pain au levain de temps en temps soit totalement exclu de mon programme. Mais plus jamais de ces baguettes à demi cuite qui vous collent au boyau et vous déclenchent une crise d’hypoglycémie dans la demi-heure. Never ever!

Les alternatives au gluten il y en a plein. Tellement qu’il faudra beaucoup d’articles pour en faire le tour.

A suivre donc…